Peut à peut, les yeux ce font rêveurs. Ce n'est plus une table
bancale, un mur défraîchit que le regard contemple, mais des plaines. A
perte de vue de la haute herbe sous un ciel de plomb, traversé par la
foudre en maints endroits. Le vent crée un panorama de vagues
improbables dans cet océans émeraude. Le regard de l'auditeur glisse
sur cette étendue ou les horizons ce confonde, pour venir buter sur une
masse titanesque dressées au milieux des nuées. C'est un arbre au tronc
noueux dont les branches nombreuse s'élancent à l'assaut des nuages et
disparaissent dans la tourmente. Une multitudes d'éclair crée au sein
de cette ramure un kaléidoscope crût. Des forment inquiétantes en
émergent aux traits marqués. C'est à ce moment que l'observateur
remarque les fruit de l'arbre, petite sphère perdues dans son
immensité. Alors il sait. Il sait que chaque fruit dans cet arbre n'est
autre qu'un monde, aussi vaste que celui dans lequel il vit. Il sait
aussi qu'il y a une infinité de fruits. Il sait que plus on approche du
bas du tronc et plus ces univers ce fond diaboliques, pour terminer par
les enfer dans lesquels plongent les racines de l'arbre. Et alors il se
voit, dans son fruit, loin, tellement loin du paradis. Petite
étincelle, vallée de larme à jamais condamnée.
Et lorsque que les derniers échos de la ballade ont mourut.
Lorsque le regard redevient clair et ce fixe sur ce verre désespérément
vide, peut être on accroche le regard de ce Pianiste. Lui, s'en
retourne d'où il vient, disparaissant dans l'embrasure d'une porte ou
derrière un rideau. Personne n'a jamais su dire ce que contenait ce
regard, de quel boit était fait le drôle. Mais une chose et sure, et
tout le monde s'accorde pour le dire après quelques verre. C'est que le
Pianiste n'est pas d'ici et non plus d'ailleur. Et c'est très bien
ainsi.
L'Arbre
Par Chimel, jeudi 29 janvier 2004 à 18:42 :: Nouvelles :: #30 :: rss
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