Les mouches, scène 2
Par Chimel, jeudi 29 janvier 2004 à 18:42 :: Nouvelles :: #46 :: rss
De la façade meurtrie, une cascade de verre semble prendre sa source depuis le cadre d'une fenêtre alors qu'une ombre en jaillit. Elle ce réceptionne tel un acrobate, en roulant sur le pavé. La rue l'engloutit dans sa pénombre un instant plus tard, laissant derrière elle un vacarme qui illumine les maisons alentour. Tout son corps et tendu par l'effort, de nombreux changements direction émaillent sa course. Soudain, un bruit de métal contre le pavé lui fait changer de rue, des étincelles ricochent sur le pavé, c'est la mort qui à nouveau rate sa cible. Quelque part, sur les hauteurs, le tireur recharge. Agile comme un félin, le fuyard saute sur un mur bas puis d'une détente sur un toit pentu, ses déplacements le mènent sur les frondaisons de la cité. La ville, pudique, ce cache derrière un voile de nuit piqué de gouttelettes. Au plus haut, vers les collines, elle ce par de joyaux scintillants, de guirlandes d'étoiles. La ville des grand n'est que lumière. Puis, plus l'on descend vers le fleuve et moins les lumières sont présentent, pour disparaître en une vague frontière su la berge du Sahar. D'une détente, l'acrobate rejoint un bosquet de toits formant un patté de maison. Dans la rue, des bruits course se fond pressant. Tel un ange de la nuit, esprit de la cité lui dédiant danses et chants, le fuyard passe de toits en toits, sautant avec légèreté et se réceptionnant sans un bruit. Ce balais s'entrecoupe de poses, le corps plaqué sur un toit, comme un amant. La silhouette à peine discernable épie la manifestation de quelques poursuivants, puis, s'écarte doucement de l'édifice et s'envole à nouveau. Lors d'une de ces étreintes, une nouvelle frontière ce dessine. Elle faite de torches s'allumant une à une, marquant de leur lumière flottant dans l'obscurité les contours de la muraille intérieur. La cité des grands ce ferme, tel un piège, et la proie, à trente mètres de la liberté, peut voir des gardes patrouillant sur le mur. Le meurtre du veille érudit est connus. Le gibier contemple un moment le ballet du guet qui, petit à petit, s'ordonne en patrouilles munies de torches et de longues perches pourvues de lanterne afin de débusquer l'assassin.
En face du fuyard, dans une pose grotesque, quatre gargouilles le narguent alors qu'une cinquième lève vers sa proie une arbalète porteuse de promesses morbides. Calmement, le tireur vise en direction du buste de sa cible, relâche sa respiration, et soudain, hurle de douleur. Le carreau atteint son objectif , qui déséquilibré, perd son assiette sur le conduit lui servant de poste d'observation. Il dévale le toit sans pouvoir se raccrocher à quoi que se soit. Alors que les hurlements de terreur, de douleur emplissent la rue, un fiacre s'arrête prêt d'une forme étendue. La porte s'ouvre, le blessé est engloutit dans la voiture. Celle-ci reprend tranquillement sa route en direction de la ville basse. Dans un ultime gargouillis, le tireur ce fige, pantin sans vie au coeur broyé par une poigne le granit.
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