Rires et Grimaces
Par Chimel,
jeudi 29 janvier 2004 à 18:42 :: Nouvelles
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Aujourd'hui est un grand jour. Toute la ville est en effervescence
depuis plusieurs septaines déjà, tout le monde en parle, les yeux ce
fonds malicieux rien qu'à sont évocation. Les tailleurs ne savent plus
au donner de la tête et embauches n'importe qui pour peut que l'on
sache tenir une aiguille. Car ce soir la ville va ce couvrir du voile
du mystère et de la folie. Ce soir ce ne seront plus des citoyens qui
battront le pavé mais des être difformes, hurlant et gesticulant. Des
horreurs sorties toutes droit des Ténèbres iront ou bon leur semble
feront ce qu'elles veulent. De cette nuit, les habitant en garderont
les confus souvenir de courses folles dans les rues de la ville,
d'étreintes frénétiques sous un porche, de boissons jusqu'à tomber.
Mais, impossible d'en parler, c'est la nuit du secret, tout ce qui y a
été dit ou fait doit être oublié le lendemain. Briser le tabous
implique d'encourir la colère de la Pensée.
Tout cela, il le sait, alors qu'il contemple sont reflet
grimaçant dans le miroir de bronze poli. Le masque semble sourire,
découvrant une fine canine au commissures. Le reste de la silhouette
disparaît sous une ample cape bleue comme la nuit et vaporeuse comme la
brume du Shaar. Dehors, le ciel ce pique des premières étoiles alors
que les rues s'animent. On entend des cris de dément, des rires de
démons, des pas précipités, des saluts paillards, avances outrageuses
acceptées par des cris emplis déjà de passion. Des enfant hurles alors
que leurs parents rient. Eclaboussant les murs de la chambre, la
lumière des lampions fait couler des torrents de sangs dans les rues
ressemblant maintenant à quelques enfers. Par la fenêtre ouverte, l'on
peut voir une foule bigarrée ce presser dans les rues. Sur le Grand
Canal, c'est un patchwork d'embarcations qui prend le relais, toutes
tournées vers le l'Ile des Rois, ou ce tiens la plupart des réceptions
orgiaques dont l'actuel régent est fous. Déjà on entend des bris de
vers dans les rues. Peut être que ce hurlement n'est pas pousser pour
les convenances mais bien par peur. Qui sait, personne n'en reparlera
demain. De nombreux enfant in désiré, les Follins, sont conçus lors de
cette nuit, des rejetons aux yeux étranges et aux pouvoir méconnus.
Il s'approche de l'embrasure de la fenêtre et contemple la foule
en contrebas. Son regard s'arrête sur une silhouette élancée au formes
plantureuse qui ri a pleine gorge aux farces de deux cavaliers
empressés de voir quelle peau de porcelaine ce cache sous toute cette
dentelle. Alors que les deux bellâtres excités emmène la belle dans une
ruelle, il quitte son poste d'observation, fait de nouveau face au
miroir, éclairé par les quelques bougies, regarde son reflet, celui
d'un monstre tout sourire, éclats blanc des dents mettant en valeur un
teint grisâtre, accentuant le puit de ténèbres qui tiens lieux d'yeux à
la créature. Il rabat sa capuche et quitte la pièce. Les bougies
s'éteignes soudain alors que les rires dehors semble avoir changé de
registre, comme hystériques et saccadés. Et à Djeddir de ce couvrir de
sang et de folie tant que dure la Nuit des Fols.
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