Existe-t-il vraiment des mots pour définir
Cette sensation, ce son que je cherche
Simple, sec, bref comme un dernier soupir
Je trouverai la branche sur laquelle il se perche

Il sera cueilli calmement, sans précipitation
Pour ne pas l'abimer dans le feu de l'action
Et préserver son incomparable pureté
Que pour plus rien au monde je ne veux altérer

Dansant au bord de mon âme, je le pressens
Clair, net, dans l'harmonie finale d'un mouvement
Ou dans l'absolu, seule la vélocité s'emporte
Juste avant que la cervicale, elle, se déporte

Ce son ! Une nuque qui craque, sobrement
Ponctuant au mieux la puissance du moment
Immuable finalité d'une suite d'évènements
Que je n'ai jamais souhaité un seul instant